Mario Tennis Fever : Décevant après huit ans d’attente ?

Huit ans. C’est le temps qu’il aura fallu pour que la licence Mario Tennis refasse son apparition sur une console Nintendo. Attendu depuis longtemps sur Switch 2, Mario Tennis Fever débarque avec une promesse claire : rendre le tennis encore plus convivial, plus accessible et plus spectaculaire que jamais. Mais en voulant mettre feu sur le court, le studio Camelot n’aurait-il pas un peu oublié l’essentiel ?

On a enfilé nos baskets pour tester ce nouvel épisode, et le verdict est sans appel : Mario Tennis Fever est un jeu qui divise. Entre un gameplay frénétique qui fait la part belle au chaos et un mode Aventure expédié en trois heures, le titre de Nintendo a de quoi surprendre, pas toujours pour les bonnes raisons. Alors, simple party-game pour soirée en famille ou vrai jeu de tennis digne de ce nom ?

Mario Tennis Fever, présentation

Mario Tennis Fever est le nouveau jeu de tennis de la célèbre licence Nintendo, développé par Camelot et disponible exclusivement sur Nintendo Switch 2. L’idée principale ? Proposer une expérience encore plus arcade que ses prédécesseurs, avec une mécanique inédite : les raquettes frénétiques.

Concrètement, plus d’une trentaine de raquettes spéciales sont à débloquer, chacune dotée d’un pouvoir unique. Vous pourrez transformer le terrain en patinoire, invoquer un double de votre personnage, créer des tornades, ou même rétrécir votre adversaire avec un champignon. L’objectif assumé : provoquer le chaos et des retournements de situation spectaculaires, au détriment de la technique pure.

Le jeu propose un large choix de personnages (38 au total), des modes variés (tournois, mini-jeux, multijoueur local et en ligne), et techniquement, il tourne comme une horloge avec ses 60 images par seconde, même dans les moments les plus chargés visuellement.

Gameplay : le grand huit frénétique… et déséquilibré

C’est le cœur du débat. Mario Tennis Fever mise tout sur la démesure. Les échanges sont ponctués d’attaques spéciales aux effets dévastateurs, et visuellement, c’est un régal. Les couleurs explosent, les terrains se transforment, et la balle vole dans tous les sens. Pour les sessions en famille ou entre amis qui cherchent avant tout à rigoler, ça peut fonctionner. Les moins de 12 ans, notamment, devraient trouver leur compte dans ce joyeux bordel.

Mais le problème, c’est que cette folie a un prix : l’équilibrage du jeu est tout simplement aux abonnés absents. Là où Mario Tennis Aces (le précédent épisode) récompensait la précision et le timing, Fever laisse la défense sur le carreau.

Pourquoi c’est frustrant ? Il est très difficile, voire impossible, de contrer efficacement certaines attaques frénétiques. Une fois que l’adversaire déclenche son pouvoir, vous subissez, sans réelle parade possible. Certains effets (comme les champs électriques sur tout le court) sont clairement surpuissants, tandis que d’autres sont presque inutiles. Du coup, en ligne, on retrouve très vite les mêmes joueurs avec les mêmes raquettes « méta », et l’expérience devient rapidement répétitive et frustrante.

Comme le souligne très justement le test de JeuxActu, on est bien plus proche du party-game débridé que du jeu de tennis tactique. Le chaos permanent prend le pas sur la stratégie, et la notion de sport est reléguée au second plan. C’est un choix, mais il est clivant.

Mode Aventure : une occasion manquée

Le mode solo des jeux Mario Tennis a souvent été un terrain de jeu pour apprendre les bases tout en vivant une petite histoire. Dans Mario Tennis Fever, on repassera. Le mode « Aventure » est le point faible majeur du titre. Trop court, trop bavard : Comptez environ 3 heures pour en voir le bout. Et la moitié de ce temps est consacrée à un long tutoriel au sein d’une académie de tennis. Vous enchaînez les micro-exercices pour apprendre les bases, en traversant des couloirs et en subissant des dialogues incessants et répétitifs. C’est très ennuyant !

Un scénario anecdotique : L’histoire vous met dans la peau de Bébé Mario, parti chercher un fruit magique pour soigner Daisy. On est loin des épopées mémorables. La seconde moitié du mode vous fait enfin sortir de l’académie, mais l’ensemble reste trop linéaire et peu inspiré pour vraiment passionner. L’appeler « Aventure » relève presque de l’abus de langage.

Contenu et modes de jeu : ce qui sauve les meubles

Heureusement, le jeu ne se résume pas à son mode solo bancal. Côté contenu, Mario Tennis Fever est généreux et propose plusieurs façons de jouer qui peuvent prolonger la durée de vie. Outre le mode libre et les tournois classiques, on retiendra surtout les « Tours d’épreuves ». Ce mode vous demande d’enchaîner une série de dix défis avec des objectifs variés, avec seulement trois vies, avant d’affronter un boss. C’est simple, mais efficace et bien plus tendu que le mode Aventure. On apprécie aussi la personnalisation poussée des règles en mode libre.

Avec 38 personnages et 30 raquettes, les combinaisons sont nombreuses. Mais comme on l’a dit, le déséquilibre des pouvoirs limite l’intérêt de cette variété. Les mini-jeux sont aussi de la partie, apportant une petite dose de fun supplémentaire.

Techniquement, le jeu est propre et c’est un point à souligner. Le jeu est fluide (60 fps constants), coloré, et bénéficie d’une direction artistique charmante, même si les commentaires de la fleur Cancan, répétitifs à l’extrême, deviennent vite insupportables.

Verdict

Au final, Mario Tennis Fever est un jeu en complet décalage avec ce que l’on pouvait attendre après huit ans d’absence. Il assume un virage à 180 degrés vers le party-game pur et dur en sacrifiant la technique et l’équilibrage sur l’autel du spectacle et du chaos. D’un côté, il y a des qualités indéniables : le jeu est beau, fluide, généreux en contenu, et les parties multijoueur décomplexées peuvent déclencher des fous rires, surtout avec un public jeune. De l’autre, le déséquilibre criant du gameplay, l’absence de profondeur tactique et un mode Aventure anémique en font un titre frustrant et vite lassant pour ceux qui cherchent un vrai jeu de tennis : amateurs de jeux de tennis et joueurs compétitifs, passez votre chemin !

1 réflexion sur “Mario Tennis Fever : Décevant après huit ans d’attente ?”

  1. je préfère la version switch de Mario a cause de son design minimaliste et enjoué mais cette Version me laisse perplexe a cause du manque d’imaginations et de chorégraphies de gameplay fatigué répétitif et réchauffée cest simple . entre chaque Mario je ne vois aucunes différence . un film en noir et blanc . bon pour les enfants et les soirées en famille

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